Actualité

Brèves

Bernard Fournier nous signale

Au cours de ses recherches sur  Audiberti et Mallarmé, il a trouvé un article violemment antisémite d'un certain Pierre Masteau, agent du Commissariat aux questions juives, dans la revue Jeunesse, qui, tout en louant le talent d'Audiberti, le  traite de "juif frelaté" et "juif d'honneur", le 26 juillet 1942, à propos de Des tonnes de semence. Ces appellations n'ont pas dû déplaire à Audiberti dont l'intérêt pour la chose juive n'a jamais faibli.

Un article de Charles Dobzynski sur Audiberti vient de paraître dans Un four à brûler le réel, Orizons 2012.

Dans l'émission de Philippe Meyer, "La prochaine fois je vous le chanterai", France inter, on a pu entendre Christine Sèvres chanter "Trois cigarettes" (Jacques Audiberti / Jorge Milchberg / Label : TEMEY) tiré du poème "Vera-Cruz", Des tonnes de semence, de Jacques Audiberti, Poésie/Gallimard

La librairie Jean-Yves Lacroix met en vente dans son catalogue du printemps 2012 une aquarelle originale de Jacques Audiberti, ca 1940. C'est un dessin au crayon sur une feuille de 20 x 23,5 cm avec des couleurs verte et orange, représentant une créature hybride et allongée, entre la biche et la femme, avec une coquille d'escargot. Une lettre autographe y est jointe de la même époque et signée de la main d'Audiberti à Rolland de Renéville.

laurent ponty nous signale

La société MK2 et TF1 Video ont ressorti en DVD le film de François Truffaut Tirez sur le pianiste. Ce film, sorti en 1960 est tiré d'un livre de David Goodis Down there avec comme acteurs principaux Charles Aznavour, Marie Dubois et Nicole Berger. Ce DVD, dans cette version 2011, comprend des compléments avec notamment une interview de Marie Dubois par Serge Toubiana où elle évoque ses rapports avec François Truffaut et de l'origine de son nom d'actrice. En effet, ne sachant quel pseudonyme prendre, François Truffaut lui fit lire Marie Dubois le roman de Jacques Audiberti. Enthousiaste, Marie Dubois choisit alors de s'appeler Marie Dubois avec l'accord d'Audiberti, bien sûr. (Ecouter l'extrait de l'interview dans les extraits audiovisuels)

La poupée à Neuilly sur seine

Samedi soir 2 juin, nous assistions à la représentation de  La Poupée, cette pièce que Jacques Audiberti a adaptée de l'un de ses romans, et dont Jacques Baratier avait déjà tiré le film éponyme si surprenant et rare.
Comment ne pas être étonné par la justesse du coup de pinceau dessinant une Amérique du Sud de pacotille, pépinière de dictateurs d'opérette, mais terreau de misère brutale accouchant de révoltes toujours manquées, caricatures de révolutions contre caricatures de régimes fastueux et dégoulinants de pourriture.
Un professeur de physique idéaliste, Palmas, va réussir à s'introduire dans un double de la maîtresse du tyran mégalomane, également femme du millionnaire de gauche Guillermo Moren. La Poupée  ainsi créée ira chanter dans les bars et haranguer les pauvres du « jardin public », nom que le colonel Octavio Prado Roth a donné au pays qu'il dirige.
Egérie du peuple en haillons, étendard sulfureux de toutes les libertés, elle provoque et entraîne le colonel au milieu des plantes tropicales qui entourent la somptueuse demeure où Moren (Pierre-Paul Lanrivin) donne une réception.
Dans le même temps, des révolutionnaires de toutes tendances, modérés ou habitués des guerres civiles, préparent un attentat salvateur. Coral est chargé d'abattre le dictateur.Sa révolte et sa souffrance font de l'effet sur la jeune Mirt, fille de Moren.
Mais l'escapade « sentimentale » du colonel lui est fatale : les comploteurs médusés le retrouvent mort, alors que le bateau chargé d'armes pour l'insurrection n'a pas abordé.
Aucune hésitation pour le député Sayas (Nicolas Ferenczi) et pour le terrible Gant-de-Crin (Hervé Cras) : Coral qui ressemble au tyran devra se faire tuer à sa place à l'heure et à la date prévue...
Il fallait du cran, de l'imagination pour mettre en scène cette fable cocasse et tellement humaine, « abhumaine » dirions nous pour reprendre un mot cher à l'auteur.
Nathalie Guéveneux apporte son souffle enchanteur à cette « poupée » magique dans ses effets. Véronique Filippi est  très élégante en Marion Moren. Romy Trajman (Mirt) est parfaite en fille de riche à l'esprit décontracté. Olivier Keisch campe un autocrate barbare à souhait, alors que les révolutionnaires et Jean-Christophe Bertéa qui joue  Coral sont plus vrais que nature dans leurs tourments et leurs retournements.
En timide professeur Palmas, Jean-Louis Redval est le metteur en scène avisé de cette gigantesque farce dont les mots portent au cœur de nous tous qui sommes peut-être des sud-américains dans nos rêves. Il réalise la gageure de donner un corps et une vie à ce chef d'œuvre de poésie lyrique au langage vert et frais, si actuel et si drôle. 
Il serait souhaitable qu'après ces deux années d'un travail de préparation remarquable, la compagnie Gaz à tous les Etages puisse jouer et rejouer cette pièce au-delà des quatre représentations prévues à l'espace Saint-Pierre de Neuilly-sur-Seine.
La Poupée,  pièce de Jacques Audiberti, histoire d'une révolution fourvoyée par la compagnie Gaz à tous les étages.   Dernière lundi 4 juin à 20h15.

Xavier Bonnefond, professeur de mathématiques s'amuse

En effet, ce jeune professeur, habitant Meudon, a fait trois anagrammes à partir du nom et prénom d'Audiberti.

Juste baraqué d'ici

Justice qui a bardé

Abus déjà critique

Si vous avez d'autres idées!...

Tsilla Chelton

La comédienne Tsilla Chelton est décédée à l'âge de 93 ans. Avant sa prodigieuse prestation dans le film d'Etienne Chatiliez "Tatie Danielle" , cette comédienne surdouée était avant tout une comédienne de théâtre et c'est dans les pièces de Jean Tardieu, Ionesco et Audiberti  qu'elle fut remarquée.Elle tînt  l'un des rôles principaux dans Le Mal courtLa fourmi dans le corps et La Brigitta d'Audiberti. Tsilla Chelton enseigna aussi l'art dramatique dès 1964 et eut comme élèves entre autres, Michel Blanc, Gérard Jugnot et Christian Clavier.

MARIe-LOUISE AUDIBERTI NOUS SIGNALE

Vite, vite, foncez sur le blog de Jean-Michel Rossini! Il a écrit trois articles où il commente avec profondeur et brio l'oeuvre audibertienne.

http://www.calmeblog.com/article-audiberti-jacques-talent-1947-preface-par-marie-louise-audiberti-pour-les-edtions-arbre-vengeur-200-88547607.html

http://www.calmeblog.com/article-audiberti-jacques-monorail-1964-editions-gallimard-111081904.html

http://www.calmeblog.com/article-audiberti-jacques-dimanche-m-attend-1965-edition-l-imaginaire-gallimard-85967539.html

Quand Jacques Audiberti parle de la souffrance

http://www.liberation.fr/livres/2014/06/04/completement-malades_1033635

quand Audiberti s'invite en politique

Entendu le 5 mai dernierdans l'émission de Guillaume Durand Accords Désaccords sur Radio Classique, Philippe Tesson s'exprimer  à propos de l'affaire Le Pen qu'il considère comme un vaudeville politique :

Moi ce qui m'intéresse c'est plutôt l'aspect littéraire de tout ça. L'histoire est dans une pièce d'Audiberti, Le Mal court. C'est l'histoire d'une princesse, une histoire imaginaire, superbe. Audiberti est un maître des mots, fantastique. La princesse de Courtelande, dont le  père veut qu'elle épouse le roi d'Occident. La princesse est obligée de tuer son père avec cette parole superbe d'Audiberti : « L'enfant tue le parent "

 

 

 

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