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L'Assemblée Générale 2017

Bernard Fournier, Président de l'Association a ouvert cette assemblée par quelques mots:

Dans le cadre des célébrations du cinquantenaire de la mort d'Audiberti, en plus du très beau Cahier que l'Association fait paraître, élaboré principalement par Géraldine et Marie-Louise Audiberti et Nelly Labère, La Nouvelle Revue française va publier ce mois-ci quelques extraits de lettres d'Audiberti à Emile Condroyer, son condisciple au collège d'Antibes où l'on voit Jacques Audiberti en lycéen fou d'écriture et conscient de son style fou, écrire à son ami de très longues phrases enchevêtrées dans des parenthèses très longues.

 Dans ces lettres, on peut connaître un peu plus l'écrivain qu'il deviendra quand il nous fait la confidence de ses lectures au sommet desquelles trône Pierre Loti mais aussi Auguste Villeroy. Pourrons-nous, à partir de là, éclairer quelques analyses des romans d'Audiberti ?

 Mais, à côté de cet écrivain-né qui perce sous le lycéen, nous faisons connaissance avec un autre Jacques Audiberti impliqué dans le monde autour de lui.

Ce qui m'a le plus frappé dans cette époque et qui demeure en quelque sorte une énigme, c'est l'appartenance du jeune Jacques aux Boy-scouts.

Arrêtons-nous un instant sur cette image : Jacques Audiberti en uniforme, menant sa petite troupe à la baguette pour lui enseigner les rudiments de la morale...

Bien sûr, on peut rapprocher cette image de celle du jeune correspondant du Réveil d'Antibes et de ses vers bellicistes. Et nous aurions alors un portrait du jeune homme d'Antibes assez différent de celui que l'écrivain nous laisse parfois lire dans les quelques fragments autobiographiques qu'il nous donne.

 Replaçons le portrait de cet Eclaireur de France dans son univers, à savoir le bureau dont le lycéen fait une description assez précise à son ami Emile. Des livres, bien sûr, beaucoup de livres; mais aussi un tableau noir et un crucifix.

On apprend alors que notre adolescent pratique le piano, la pêche, la bicyclette et se prépare à faire des expériences de chimie.

A priori, il n'a pas fait exploser la maison.

Quoique.

Souvent, en effet, chez l'auteur, nous assistons, à des transformations de l'humain en un de ses avatars : dans Carnage, dans La Poupée, dans Monorail; ou bien encore on prend un personnage pour un autre : L'Ampélour, Le Mal court, Sa Peau, etc.

Mais alors, la déflagration d'un de ses tubes à essai n'a-t-elle pas aussi métamorphosé le boy-scout en poète ?

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Le Cahier du cinquantenaire

Le Cahier du cinquantenaire vient de paraître  pour un jubilé jubilatoire !

120 pages qui retracent les évènements qui ont émaillé le cinquantième  anniversaire du décès de Jacques Audiberti.

De Paris à Bourges, d'Antibes à Lozère (Coresse dans Dimanche m'attend), en passant par Reims et Avignon, Audiberti fut partout par ses pièces de théâtre, ses poèmes, ses peintures aussi.

Pour retrouver l'écriture d'Audiberti et tous les  passionnés de son œuvre, ce Cahier est un condensé de plaisir renouvelé.

 A commander auprès de l'Association des Amis de Jacques Audiberti, 11 rue Serpente 75006 Paris ou par e-mail à : amisdaudiberti@wanadoo.fr

 

 

 

 

Lecture-promenade à ne pas manquer: Jacques Audiberti et Molière chez Armande Béjart avec Jean-Claude Penchenat

Au Musée d'Art et d'Histoire, 11 rue des Pierres à Meudon 

Réservation par téléphone: 01 49 66 68 90 ou 01 41 14 65 50

Soirée littéraire avec Jean-Claude Penchenat, metteur en scène et une équipe de comédiens de la Compagnie Abraxas

Pour cette rencontre avec la maison de la comédienne Armande Béjart, Jean-Claude Penchenat et la compagnie Abraxas ont choisi de faire entendre les mots du poète Jacques Audiberti : quelques pages fulgurantes de son ouvrage sur Molière qui prend place, grâce à lui, parmi les grands amuseurs pathétiques tels Charlie Chaplin. Une promenade à travers des moments méconnus de l'œuvre de notre grand auteur comique.

Un groupe d'acteurs-lecteurs se réunit autour de Jean-Claude Penchenat pour inventer un répertoire de lecture. Dans cette formation orchestrale, le timbre de chaque acteur permet d'évoquer des écrivains dans tous les registres: roman, correspondance, journal, théâtre, poésie et aussi la chanson dans laquelle la musique vient rendre les mots inoubliables.

Musée de Meudon

Le Cahier du Cinquantenaire

Les années 2015 et 2016  furent riches en évènements célébrant le cinquantenaire de la mort  de Jacques Audiberti.

 A cette occasion, l'Association des Amis de Jacques Audiberti va éditer un cahier regroupant toutes les manifestations qui se sont déroulées à Paris, Antibes et  même l'Est de la France. A suivre...

Le Grand Prix littéraire Jacques Audiberti 2016

Cette année, la Ville d'Antibes a remis le Prix Audiberti 2016 à un jeune homme de 98 ans, René de Obaldia. En effet, il a conservé le pétillement d'esprit de la jeunesse et un humour ravageur. Jamais conférence de Presse ne s'est ainsi transformé en éclat de rire.

En présentant René de Obaldia, le Président du Jury, Didier Van Cauwelaert, a précisé que l'auteur n'entrait dans aucune catégorie, mais que cet « inventeur de langage » venait à merveille dans la lignée de Jacques Audiberti : leurs styles d'écriture, fantaisiste et non cérébrale, ont de nombreux points communs. Citant aussitôt « Génousie », l'une de ses pièces vedettes : « Il faut beaucoup de patience pour entrer dans l'univers des gens. Il faut la mort. Et encore ! La mort est bien souvent imitée ! » Il a inventé le « génousien » la langue de la fantaisie, de l'amour et de la tendresse pudique, a ajouté Didier Van Cauwelaert.

Dramaturge, romancier et poète français, né à Hong Kong en 1918, René de Obaldia écrit des textes qui sont presque tous empreints d'un humour fantastique, de malice incisive et d'imagination. Fils d'un diplomate panaméen et d'une mère d'origine picarde, cousine de Michèle Morgan, il grandit entre Amiens et Paris, avant d'être mobilisé et fait prisonnier durant la Grande Guerre. Mais, même dans les pires moments, il a gardé son humour particulier : allègre, caustique, féroce, jamais goguenard. Dès 1961, Jean Vilar monte au TNP sa première grande pièce « Génousie » qui le place aux côtés d'Audiberti, Ionesco, Beckett. Maintenant, son oeuvre, traduite en 28 langues, est l'une des plus jouée dans le monde. Elu à l'Académie française en 1999, il en est le doyen. A propos de cette élection, il cite Flaubert qui aurait dit « Etre contre l'Académie, et faire tout pour y rentrer ». Par ailleurs, il collectionne de nombreux Prix, dont celui de l'humour noir et celui de la poésie... Cependant, il était ravi de recevoir des mains du Maire, Jean Léonetti, le prix Audiberti attribué par le Jury de la Ville d'Antibes (Didier Van Cauwelaert, Simone Torres-Forêt-Dodelin, Marie-Louise Audiberti, Jacques Gantié, Pierre Joannon, Dominique Bona, Jean-Christophe Rufin, Vénus Khoury Ghata), d'autant que cela maintient vivante la mémoire de Jacques Audiberti.

Il précise que sa forme d'humour l'a aidé, mais qu'il garde toujours en lui « ce sentiment tragique de la vie ». Jérôme Garcin a d'ailleurs dit qu'il est « l'auteur d'une pièce de théâtre qu'il n'a pas écrite, mise en scène à son insu et dont il joue le rôle-titre : sa vie » ! Car, quand il écrit c'est un clin d'oeil ou un pied de nez à ce qu'il a vécu. Et il a vécu beaucoup de choses diverses : il s'amuse d'avoir été parolier d'un tube de Luis Mariano « Ma chérie » et - souvenir impérissable ! - en faisant de la figuration pour un ami metteur en scène, il a eu l'occasion de donner la réplique à Louis Jouvet.

Malgré son âge avancé, il fait preuve d'un esprit alerte et d'une grande mémoire, n'étant jamais en manque d'une citation amusante. Ainsi, quand il parle de Julien Green, dans le fauteuil duquel il a succédé à l'Académie française, il raconte que, en tant que protestant converti au catholicisme, Julien Green était hanté par le Diable, le Malin. Et de citer aussitôt Cocteau : « Sans le Diable, Dieu n'aurait jamais atteint le grand public ! »

Son oeuvre est impérissable et on ne peut que regretter de n'avoir pas vu depuis longtemps « Du vent dans les branches de sassafras », une de ses pièces les plus jouées pourtant.  Bravo au Jury d'avoir choisi ce merveilleux lauréat qui a avoué : « A force d'exister, on finit par vieillir ». Eh oui !

Caroline Boudet-Lefort

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Le mal court toujours...

Oui, le Mal court toujours. La Compagnie de Châlons en Champagne Ici et Maintenant donne plusieurs représentations du Mal court dans une mise en scène de Christine Berg.

Plusieurs dates sont d'ores et déjà programmées: du 29 au 30 septembre à Revin , Place Jean Jaurès 08500, du 11 au 14 octobre à Reims, 4 bis rue de Mars 51100, du 7 au 10 février 2017, à Strasbourg, 96 route du Polygone 67100, le 28 février 2017 à Sedan, Place Calonne 08200 et le 3 mars 2017 à Calais, Place Albert 1er 62100.

Vous pouvez réservez vos places en cliquant sur le lien ci-dessous.

http://www.icietmaintenanttheatre.fr

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